Notre histoire

L'histoire du temple d'Aubagne. Texte écrit par Edouard CREPIEUX, D’après notes et renseignements fournis par Messieurs les Pasteurs Jean LOUP et André CHAPAL 2022 – Retranscription : Eliette PASCAL et Nicole FREBAULT

Jacques KALTENBACH

Première communauté 1935-1938

 

La paroisse d’Aubagne, en 1935, s’étendait jusqu’à Saint Loup, Saint Mitre, Pont-de-Vivaux, La Pomme, les Camoins, Cassis, La Ciotat, Carnoux-en-Provence.

 

Avant 1935, Mademoiselle SALLA qui habitait au Pin Vert à Aubagne, réunissait chez elle, pendant un temps assez long, les familles protestantes d’Aubagne et environs pour le culte. Elle faisait appel à un pasteur de Marseille pour qu’il vienne présider le culte. Le plus souvent, ce fut le pasteur AESCHLIMANN de la paroisse du boulevard Banon.

 

En 1935, le Conseil presbytéral, sans doute à la suite de l’œuvre de Mademoiselle SALLA, prend conscience du travail à faire dans la Banlieue-Est et décide de créer dans l’Eglise Réformée de MARSEILLE-GRIGNAN un 7e poste pastoral. Le pasteur appelé à ce poste devra être l’auxiliaire ou suffragant du pasteur Jacques KALTENBACK, président du Conseil presbytéral de MENPENTI.

 

Il sera chargé de desservir la vallée de l’Huveaune et le premier pasteur appelé à s’occuper de ce vaste secteur fut Georges MARCHE de 1935 à 1936.

 

C’est alors, et sans doute à son initiative que l’Eglise Réformée loue au 21 cours Voltaire à Aubagne, au fond d’une cour, un premier lieu de culte : un garage que la paroisse aménage en salle de culte.

 

Le pasteur Georges MARCHE commence à amplifier et à organiser la petite église que réunissait Mademoiselle SALLA ou plutôt Mesdemoiselles SALLA car elles étaient plusieurs.

 

En 1936, Monsieur Marc ELDIN succède à Monsieur Georges MARCHE et exerce son ministère dans la région aubagnaise. C’est un ardent évangéliste, joyeux et doux, un ami et entraîneur des jeunes. Il a laissé chez beaucoup un souvenir profond.

 

En peu de temps, ces jeunes pasteurs ont fait un remarquable travail.

Temple de la rue Grignan

Le temps de la guerre et de l'après-guerre 1938-1948

De 1938 à 1948, le 7e poste a été confié au pasteur Jean Loup venant de Suisse. Il vient habiter Aubagne, au Pin Vert et pendant ces dix années, ce furent les terribles épreuves d’avant, pendant et après la guerre 39/45.

Au cours de ces années, le pasteur LOUP a la grande douleur de perdre sa compagne, Madame LOUP. C’est ce qui l’amènera par la suite à regagner la SUISSE où se trouve son fils.

Monsieur le Pasteur LOUP a beaucoup lutté pour la défense et le maintien du 7e poste. Prédicateur remarquable, mûri par l’épreuve, doué pour la cure d’âme, il avait à Marseille beaucoup d’amis. Les paroissiens ont eu beaucoup de peine en le voyant partir.

A cette époque, le culte était célébré à Saint Loup le samedi après midi deux fois par mois, à La Pomme et à Aubagne également deux fois par mois et à La Ciotat et à Cassis, le premier dimanche du mois.

Ce 7e poste était un poste privé et son pasteur nommé pour un an par le Conseil presbytéral de Marseille. Ce poste ne dépendait pas de l’Eglise Réformée de France.

Il faut reconnaitre que c’était une situation délicate et Monsieur le pasteur LOUP avait bien de la peine à remplir intégralement ses fonctions. Il lui fallait être partout à la fois ce qui n’était pas facile.

La Banlieue-Est se considérait comme parent pauvre de Marseille. Elle  dépendait de son bon vouloir et de celui de son Conseil Presbytéral. Les finances à Marseille, en 1939, étaient mauvaises. La  Banlieue-Est avec son pasteur coûtait trop cher. C’est alors qu’il a été question de supprimer purement et simplement le 7e poste.

Il y eut à Marseille une Assemblée Générale, qui fut émouvante, au Temple de la rue Grignan. Après une longue et laborieuse discussion, il fut décidé de maintenir le 7e poste à la condition qu’un réel effort financier soit fait de sa part. On peut dire que l’intervention de Monsieur le Pasteur LOUP fut décisive.

Un magnifique élan de solidarité s’est alors manifesté et plusieurs Paroissiens de Marseille, touchés par la situation, souscrivirent une cotisation sous la rubrique « Les amis du 7e poste».

C’est ainsi que la paroisse devait repartir pour un essai d’un an.

Hélas, tout ne devait pas aller dans le sens de l’amélioration. Ce fut la guerre qui vint modifier toute la stratégie envisagée. Les évènements exigeaient le maintien des choses telles qu’elles étaient et ce fut le salut du 7e poste.

Vint alors la période des restrictions de plus en plus sévères. Les déplacements devenaient très difficiles sinon impossibles. Puis, la zone sud fut occupée, mais avant cette occupation, alors que nous étions en zone libre la paroisse devait s’enrichir de nombreux protestants en provenance d’Alsace et de Lorraine, régions annexées par les Allemands. Ces familles réfugiées, qui avaient fui pour venir en zone libre étaient souvent traquées par les Allemands et plusieurs furent déportées, malgré les interventions faites en leur faveur.

C’est en 1948 que Monsieur le pasteur André CHAPAL a commencé son ministère dans cette Banlieue-Est. Il devait y rester jusqu’en 1961, soit 13 ans.

Ses prédécesseurs ont découvert et rattaché à l’église de nombreuses familles et lui-même en a découvert et rattaché sans cesse de nouvelles.

Vieil Aubagne

La période 1948-1955, l'après-guerre

Or, le pasteur et le Conseil de paroisse sont à ce moment là frappés et vivement affectés par la si pauvre, pour ne pas dire misérable, situation des trois lieux de culte :

– à LA POMME , au sous-sol d’une villa ayant appartenu autrefois à la famille de Madame KALTENBACK , mais vendue, depuis longtemps déjà, à une famille catholique qui nous tolère, sans plus, parce qu’elle l’a promis. Elle nous oublie hélas parfois et nous trouvons porte close…

– à AUBAGNE, dans un garage au fond d’une cour, éclairé seulement par la porte vitrée, difficile à chauffer, sans aération….

– à LA CIOTAT, dans une ancienne boucherie, exigüe, sans isolation aucune, ouvrant sur une place bruyante.

Cet ensemble paraissait au Conseil paroissial et au pasteur aussi indigne du culte du Seigneur qu’inefficace quant au témoignage à lui rendre.

L’Eglise était à la fois difficile à trouver, presque invisible et…faisait pitié !

La première joie du Conseil paroissial fut de parer au plus pressé d’une façon à la fois heureuse et peu coûteuse pour la Banlieue-Est de Marseille proprement dite : le centre était LA POMME et qui s’étendait de LA PARETTE à LA VALENTINE et de PONT-DE-VIVAUX à LA MILLIERE.

Il y avait à SAINT-LOUP, boulevard Mireille Lauze, un terrain de football sur la rive droite de l’Huveaune acheté autrefois par les U.C.J.G appartenant à un groupe de fidèles de l’Eglise Réformée qui avaient constitué pour cela une association de copropriétaires.

Ces Messieurs ont bien voulu permettre au Conseil paroissial de la Banlieue-Est d’installer en bordure de ce terrain, une baraque Adrian d’occasion, achetée à la S.N.C.F à Marseille.

Quelle joie ce fut pour quelques conseillers et militants de la paroisse de monter ensemble gratuitement cette baraque sous la conduite de Monsieur GIAVELLI, paroissien menuisier de SAINT-LOUP.

La baraque mesurait douze mètres sur neuf. Notre dévoué Charles FISCHER de GEMENOS lui fit un bel auvent surmonté d’une croix.

Quand elle fut ainsi montée sur un socle en ciment, notre paroisse fut dotée d’un fort agréable petit temple, dans un vaste cadre de plein air, favorable aux ébats de la jeunesse, aux fêtes de paroisse avec dîners en commun et feux de camp.

Ce temple avait coûté 20.000 anciens francs, soit 200 Frs actuels (…avant l’euro) pour son achat plus le prix du bois et des matériaux nécessaires pour l’auvent et le socle.

La paroisse a eu là, pendant onze ans, des rencontres joyeuses et bénies et quand la construction de l’autoroute, beaucoup plus tard dans les années 1960, non loin de l’Huveaune, vint bouleverser ce terrain, cette chapelle a été remontée en contrebas de l’autoroute où elle a servi encore pour quelques années à une école biblique et des réunions de jeunes ou de quartier.

C’est à l’occasion de l’achat de cette baraque Adrian et parce que tout le monde espérait vivement sur ce terrain de sport développer l’œuvre parmi les jeunes, que le Conseil paroissial de la paroisse de la Banlieue-Est , sous l’impulsion de Monsieur Paul BRES, délégué laïc du Conseil paroissial,  a fondé avec le pasteur  l’Association des Œuvres de Jeunesse de la Paroisse de la Banlieue-Est, association régie par la loi de 1901. Le Conseil presbytéral de Marseille n’a d’ailleurs pas pris ombrage de cette création.

temple construit en 1956

Période 1955-1958, acquisition du terrain et construction du temple

La paroisse d’Aubagne a en revanche continué à utiliser pendant les sept premières années du ministère de Monsieur le pasteur CHAPAL, le local du 21 cours Voltaire et ce n’est que le 18 mai 1958 que le dernier culte y fut célébré.

Mais le propriétaire avait depuis longtemps signifié congé de sa location au Conseil presbytéral de l’Eglise de Marseille et il s’était avéré impossible, aussi bien au Conseil presbytéral de Marseille qu’au Conseil paroissial d’Aubagne de trouver ce qui était proprement introuvable : un local à louer, bien situé, suffisant pour un prix accessible.

Cela devait durer jusqu’au jour de 1955 où l’occasion s’est présentée d’acheter un terrain de 1.430 m2, route de Beaudinard qui devait la modicité de son prix : 500.000 Frs de ce temps là (à voir en euros !!) au fait qu’il constituait la moitié moins bien située d’un lot très près de la voie ferrée, en contre-bas de la route et bordée côté Est par un cours d’eau, donc inondable.

Il a fallu en peu de jours que le Conseil paroissial décide s’il laisserait passer ou saisirait l’occasion.
Les conseillers et le pasteur André CHAPAL étaient à la fois enthousiasmés et réalistes. Il n’y avait pas d’espoir pour eux que le Conseil presbytéral de Marseille accède à leur désir tant il y avait de priorités stratégiques, Aubagne étant considéré comme une ville dortoir de très faible densité protestante. Mais n’avaient-ils pas trouvé, sans l’avoir prévu pour cela, l’organisme capable d’acheter ce terrain ? C’était l’Association des Œuvres de Jeunesse de la paroisse de la Banlieue-Est dont le Conseil d’administration se confondait presque avec le Conseil paroissial et n’était composé en tout cas que de militants de la paroisse ?

Or, en quelques jours, ils se rendirent compte qu’en se cotisant entre quelques militants seulement, grâce à 8 ou 10 dons de cent, cinquante, vingt cinq ou vingt mille francs, ils disposaient des 500.000 Frs nécessaires à cet achat.

L’affaire a été conclue et aucun d’eux ne l’a jamais regretté. Voici comment s’exprime Monsieur le Pasteur André CHAPAL en pensant à ce moment : « Les rois n’étaient pas nos pareils ! Nous étions heureux comme des enfants car nous avions nos ambitions, nos ambitions étant alors limitées, que nous réussirions à abriter l’Eglise soit en montant une baraque sur ce terrain, soit plutôt en construisant en dur une chapelle en matériaux légers, d’un prix de revient modéré ».

Il fallut, bien sûr, informer le Conseil presbytéral de MARSEILLE de cet achat. Cette « incartade », cet « automatisme » de son enfant le plus dépendant, le surprit bien sûr grandement et lui causa quelque peine. Le pasteur et le Conseil de paroisse furent légitimement mais paternellement grondés ; après quoi, cependant, le Conseil presbytéral offrit sa garantie contre la cession du terrain de l’Association des Œuvres de Jeunesse de la Paroisse de la Banlieue-Est à l’Association cultuelle de l’Eglise.

Rapidement, Monsieur Georges RIGO, métreur expert et conseiller de paroisse mit en rapport un jeune architecte, Monsieur BONDARD, architecte D.P.L.G qui après avoir vu le terrain dessina sans nous demander d’honoraires un projet aux lignes sobres et heureuses, bien adapté aux besoins.
Ce projet s’adaptait aussi au terrain, celui-ci exigeant que le temple soit surélevé, ce qui déjà augmenterait le prix de sa construction, mais qui permettrait d’avoir en rez-de-chaussée, au niveau de la prairie, des locaux pour la jeunesse et les rencontres paroissiales, avantages si précieux qu’ils justifiaient largement la dépense.

Comment le Conseil paroissial allait-il s’y prendre pour réaliser ce projet ? Dieu venait vraiment, en temps voulu, donner en la personne de Monsieur Raoul AMEDEO, l’entrepreneur bénévole et très compétent qui pourrait diriger les travaux, surveiller les artisans. Monsieur Raoul AMEDEO, industriel et ingénieur parisien, venait tout juste de prendre sa retraite à Aubagne. Il fut tout heureux d’être placé devant cette tâche. Il l’assuma avec passion, dévouement et générosité, ne plaignant jamais, ni son temps, ni sa peine. Il fut pour l’Eglise, une sécurité et lui fit faire de substantielles économies.

Pasteur André CHAPAL Constructeur du Temple d'Aubagne

André CHAPAL, constructeur du temple d'Aubagne

Financement du temple

La construction était prévue en agglomérés, couverture en tuiles romanes d’une surface approchant 150 m2. Il fallait que le temple réponde aux besoins et aux conditions maximum d’économies.

Les démarches s’intensifiaient, des circulaires étaient adressées non seulement aux paroissiens pour les tenir au courant, mais
aussi aux sympathisants.

C’est ainsi qu’à la suite des appels faits, des économies importantes furent réalisées par un don de gravier et de sable apporté de l’usine de La Barasse, grâce à Monsieur BENKLER, membre actif de la paroisse.
Puis une très grosse quantité de ciment fut livrée gratuitement par la Société des Chaux et Ciments de l’Estaque. Ceci faisait suite aux démarches de Monsieur le Pasteur CHAPAL auprès du directeur de cette société qui était protestant.

Monsieur Charles FISCHER a fait toute la menuiserie à son usine et cela gratuitement. Cette générosité devait être signalée d’autant plus que c’est également lui qui avait offert l’auvent de la chapelle de St Loup.
Le parquet du temple a été posé et verni gratuitement par Monsieur GIORDANO qui était gardien de la paix, avec l’aide de Monsieur Charles FISCHER, et avec l’aide du jeune Jacques Poulin pendant ses permissions (il était alors « appelé » en Algérie).

Il y eut aussi bien d’autres paroissiens qui contribuèrent à l’édification de ce temple et tout le monde était parfaitement d’accord que pour mener à bien cette construction, il fallait viser trois objectifs principaux :

1 – sur le devis primitif de 3.000.000 francs, réalisation d’une économie de 30 à 40%, résultat des démarches indiquées ci-dessus.

Il y aura certes le coût du transport et une fois édifié le gros œuvre, le chantier sera confié à un artisan, ce qui fut fait pour la menuiserie par Monsieur FISCHER et cela gratuitement.

2 – un effort paroissial d’un million dont la moitié a déjà été versée en Juillet 1956.

3 – l’appel à l’Entraide pour un million, également.

A cette époque, il a été reçu 500.000 francs de la Société Genevoise de Secours aux Protestants disséminés, ce qui comble de joie tous les paroissiens, Monsieur le Pasteur André CHAPAL en tête…
C’est bien grâce aux démarches effectuées par lui que ce résultat a été obtenu.

Dans toutes les entreprises de ce genre, les rentrées de fonds conditionnent le démarrage et la poursuite des travaux.
Tout a alors été mis en œuvre pour que les gros travaux commencent en un temps aussi court que possible.
Monsieur le Pasteur André CHAPAL a eu l’idée de demander aux enfants d’abord de se porter acheteurs d’une tuile au prix de 25 francs l’unité. Il en fallait 2 200. Il était possible, souhaitable même, de trouver des acheteurs d’un mètre carré de toiture pour 1 500 francs. Le carrelage de 150 m2 revenait à 15 000 francs.
Il a été demandé d’échelonner les versements, et c’est ce qui a été fait par la suite. La Maison de Dieu est la Maison de Tous et nul ne devait se priver du privilège de contribuer à la bâtir.

Il était émouvant d’entendre Monsieur le Pasteur CHAPAL dire :

« Protestants d’Aubagne, le vœu le plus cher que je formule est qu’en bâtissant le temple destiné à accueillir notre culte, le saint désir croisse en vous de nous rencontrer plus souvent, plus nombreux pour écouter ensemble, aimer et suivre le Seigneur, et être nous-mêmes sa Maison Spirituelle, Son Eglise ».

Louvetaux et Petites Ailes, lors de la

Louveteaux et "petites ailes" lors de la pose de la première pierre

Année 1957: pose de la première pierre

Au mois de Juillet 1957, il y avait pour la remière pierre un grand attroupement dans un champ situé en contrebas de la route de Beaudinard, un peu avant le passage à niveau. Une murette, une tranchée, une table, quelques pierres entassées indiquaient qu’allait être posée la première pierre du temple d’AUBAGNE.

On remarquait les membres du Conseil Paroissial d’AUBAGNE et il n’est pas possible d’oublier les dévouements de Messieurs AMEDEO, FISCHER, de Mademoiselle DELEUZE, de Messieurs Paul BRES, FAISSAT, Georges RIGO, GIRAULT, Monsieur Edmond PASCAL et de sa femme qui sont venus de CASSIS pour planter les arbres, de Monsieur et Madame LESAVRE de LA CIOTAT qui furent des militants ardents. C’est Monsieur LESAVRE qui a réalisé l’installation électrique du Temple. Cette liste n’est pas limitative, il y a encore beaucoup d’autres personnes dévouées qui ne sont pas citées et l’auteur s’en excuse. Renseignements pris, il faut compléter cette liste par les noms de Mesdemoiselles BUTTNER, Madame BOURGES, Monsieur WUILLEQUEY qui ont beaucoup collaboré à cette œuvre.

Au premier rang se trouvaient les « louveteaux » et les « petites ailes » ainsi qu’une cinquantaine de fidèles qui écoutaient Monsieur le Pasteur André CHAPAL faire un exposé résumant les questions qui se posaient.

Le terrain de 1.430 M2 venait d’être clôturé, l’emplacement du temple choisi afin qu’il soit facilement accessible. Cette cérémonie attirait également l’attention sur les plantations d’arbres qui apporteraient par la suite une ombre bienfaisante lors des réunions ou assemblées de plein air. Ce fut l’occasion de faire connaître que l’Eglise Réformée avait le seul désir de prendre à Aubagne la place qui lui revenait dans le respect des autres confessions et opinions dans l’esprit de fidélité biblique et de liberté chrétienne de la Réforme.

Ce temple destiné aux protestants de la Vallée de l’Huveaune, La Millière, La Penne, Saint Mitre, Camp Major, Gémenos, Auriol, Roquevaire, Napollon, Saint-Loup, Carnoux en Provence, Cassis, La Ciotat, Saint Cyr, représentait un ensemble de paroissiens suffisant pour justifier le maintien du 7e poste.

Au début de 1958, les travaux sont déjà avancés. La charpente et la toiture sont posées. Tout le monde est content car la paroisse a reçu de nos amis suisses, des membres de la paroisse et de quelques amis de l’extérieur, la somme de 2.230.000 francs, ce qui permet le règlement des factures dues. Le souhait qui est alors formulé est d’achever de payer le gros œuvre par nos propres moyens afin de montrer que les paroissiens sont capables d’assumer leurs responsabilités. Ensuite, viendra le moment où il faudra recourir pour la suite des travaux à l’aide de l’Eglise de Marseille dont nous sommes membres.

C’est ainsi que lors de la séance du Conseil paroissial en date du 2 Février 1958, il est fixé comme objectif immédiat de recevoir la somme de 500.000 francs. Il est envisagé d’associer tous les membres à l’effort commun en créant 500 parts de 1.000 francs. Il est demandé à chacun de souscrire 2, 5, 10, 20 parts ou davantage. Ce sera un précieux encouragement apporté aux responsables. Il s’agit d’une œuvre exceptionnelle, qui est grande et importante. Elle s’accomplira petit à petit. Il faudra faire des efforts et le Conseil paroissial, après avoir lancé un vibrant appel, attendait avec une certaine angoisse le résultat.

C’est alors que s’est manifestée la garantie du Conseil presbytéral de l’Eglise de Marseille. Cela n’a pas été sans quelques réticences de la part de plusieurs membres, et, sans la volonté exprimée par les paroissiens d’Aubagne et environs et surtout la fermeté de Monsieur le Pasteur André CHAPAL, il est évident que tout aurait pu échouer. Il faut avoir assisté aux délibérations du Conseil presbytéral de l’Eglise de Marseille pour comprendre ses hésitations, tergiversations qui se sont donné libre cours, des discussions qui n’étaient pas toutes inutiles puisqu’elles avaient pour but de ménager les finances de Marseille qui voulait surtout éviter que le temple d’Aubagne fasse une trop forte ponction sur la trésorerie, qui aurait été fatalement au détriment d’autre chose.
C’est à ce moment là que le Conseil paroissial d’Aubagne et son pasteur reçurent un nouvel et merveilleux encouragement de l’Entr’aide Protestante de Lausanne qui adressait un don magnifique de 900.000 francs accompagné d’une chaleureuse visite de son secrétaire général, Monsieur le Pasteur FREUNDLER .

Voilà qui nous remettait en mémoire NEHEMIE Ch. 2 Verset 18: « LEVONS-NOUS ET BATISSONS »

Pour ceux que les chiffres intéressent, il est bon de rappeler que la construction de ce Temple demandait :

-Ciment 20 tonnes
-Sable 35 M3
-Gravier et gravillons 60 M3
-Moellons 40 M3
-TUILES 2.200 unités
-Acier profilé pour armature 500 kilos
-Bois de charpente, madriers115 mètres, liteaux 500 mètres, chevrons340 mètres
-Vitrerie 10 M2
Il y a lieu d’ajouter à tout cela la fourniture électrique pour l’installation de dix points lumineux.

Année 1958: 1er culte

Les travaux de construction du temple ont été effectués au cours du second semestre de l’année 1957 et dans les premiers mois de 1958. Au mois de Mai 1958, le temple devient utilisable bien qu’il soit encore loin d’être achevé. Il reste à éclairer et à chauffer le temple, aménager les abords, daller et cloisonner le sous-sol, mettre en place les installations sanitaires.

 

Il est décidé cependant, en cette belle saison d’utiliser le temple tel qu’il est.
Il y a bien sûr des préparatifs de dernière heure. Des paroissiens viennent aider à poser et vernir le parquet.
Quand celui-ci est sec nous entrons dans le temple et sommes éblouis par la luminosité de la verrière Est et la bonne acoustique de la salle.

Déjà les jeunes apportent leur concours et tous ceux qui le peuvent viennent donner un peu de leur temps, certains en donnèrent beaucoup. Ce fut un bel enthousiasme. On nettoie le mobilier de la salle du Cours Voltaire

 

Le premier culte est célébré dans le temple, le Dimanche 25 Mai 1958.
C’est le culte de Pentecôte, où sont confirmés et communient les catéchumènes. On y est venu de toute la paroisse et la joie est grande pour tous.

 

La dédicace du temple au service de la parole de Dieu avait été fixée au 22 Juin à 16 heures. Et le grand jour arrive.

 

Fidèles et responsables de la paroisse sont vivement émus de voir la foule des amis et frères venus de toutes parts partager leur joie et qui remplit le temple et tous ses abords. Pasteurs, conseillers de paroisse et fidèles de l’Eglise de Marseille venus en grand nombre.

 

Les conseillers de paroisse qui avaient travaillé de leurs mains à la construction de l’édifice affirmèrent le sens de leur œuvre en apportant suivant l’ordre liturgique sur la Table sainte :

la Bible, les coupes, le plat d’argent pour le pain de la Cène, l’aiguière pour les baptême

 

Monsieur le Pasteur André CHAPAL rappela alors les étapes de la construction et distribua avec équité les remerciements.
Monsieur le Pasteur Charles FREUNDLER représentant l’E.P.E.R, l’amitié et la générosité de nos amis Suisses, donna une belle prédication sur le texte : « vous serez mes témoins ».
Monsieur le Pasteur AUDEOUD de Genève au nom de l’Association des Protestants disséminés à laquelle ce temple doit beaucoup, apporta un message d’amitié et de solidarité dans la même œuvre de nos frères de Suisse.
Enfin, Monsieur le Pasteur Jacques MARCHAND, au nom du Conseil presbytéral de Marseille, insista sur l’unité de l’Eglise de Marseille, unité de ce corps composé de plusieurs membres que sont les paroisses. Ces paroisses doivent marcher ensemble et travailler ensemble pour que l’Evangile progresse sur tout le territoire où elles sont implantées ; elles veulent porter les fardeaux les unes et les autres et se réjouir avec celles qui sont dans la joie.

 

Et c’est ainsi qu’Aubagne a eu un vrai temple, un vrai Sanctuaire, un lieu de rassemblement des protestants disséminés dans la campagne et les cités ouvrières.

 

Lors de cette dédicace se sont trouvé réunis non seulement Messieurs les Pasteurs, mais aussi Monsieur le Maire d’Aubagne, les Conseillers municipaux, Messieurs GALLIAN, BONIFACCY, ROUBAUD, LEGIER, FOURNIER, Madame BESSON, Monsieur MARGIER, Président de l’Entraide.
A été remarquée, la haie de jeunes Eclaireurs et Eclaireuses Unionistes qui formaient un cordon d’honneur de part et d’autre de l’entrée.

 

Le culte de dédicace s’est déroulé suivant la liturgie et dans l’ordre qui suit :

 

Introduction : l’Assemblée se lève et chante le psaume 118 puis

Monsieur le pasteur Marc DONADILLE, Président du Conseil Régional prend la parole.

Invocation : le Pasteur André CHAPAL, Pasteur de la paroisse, indique le chant N° 501 « Seigneur sois au milieu de nous ».

Prière d’adoration
Action de grâce à chaque acte de louange, après la parole « Nous louons le Seigneur », l’Assemblée
répond en chantant le 516 : Amen, Alléluia.

Dédicace de l’Eglise : l’Assemblée répond à chaque parole de Dédicace en chantant « Amen » n° 522.
Le chœur de la chorale de Marseille chante alors : « A jamais béni »

Confession de foi

Lecture de l’Ecriture Sainte (ancien testament : Ps 122)
Lecture de l’Ecriture Sainte (nouveau testament)

Prière (St Jean ch. 4 et St Pierre ch. 2)

Prédication par Monsieur le Pasteur Charles FREUNDLER, Président de l’Entraide Protestante.
Cantique 229 Strophes 1 et 2.

Allocution

de Monsieur le Pasteur André CHAPAL, au nom du Conseil paroissial.
de Monsieur le Pasteur Jean AUDEOUD, Président de la Société Genevoise de Secours aux
protestants disséminés.
Allocution de Monsieur le Pasteur Jacques MARCHAND, Président du Conseil presbytéral de Marseille.

Offrande au profit du la construction du temple.
Chœur : Gloire à Dieu

Prière d’intercession et Notre Père

Bénédiction : chant n° 69

 

Ce fut une belle et grande journée dont ont beaucoup parlé la ville d’Aubagne, la presse locale et régionale.

Nous avons eu aussi la joie de lire dans « Le Semeur Vaudois » de juillet 1958, sous la signature de M. Ph. CHERIX un très bel article relatif à cette inauguration où il exprime de façon remarquable la gratitude et la joie des fidèles. Il a tenu à approuver le Synode National de l’Eglise Réformée de France (Poitiers du 31 mai au 2 juin) qui demandait aux fidèles de ne pas s’abstenir de la chose publique soit par dégoût, soit par confiance aveugle, mais de prendre nettement position dans les problèmes de l’heure, sans faillir toutefois à l’amour fraternel.
Il concluait : c’est de notre vigilance que dépend la possibilité de vertus civiques parce qu’en effet tout chrétien est ambassadeur du Christ, il est tenu d’examiner toutes choses et de retenir ce qui est bon (1 Thess 5 : 2).

Mosaïque de la façade

Année 1959, mosaïque de la façade

Après la dédicace du temple, il y eut une pause de quelques mois. Mais en 1959, avec l’accord du Conseil Presbytéral, il fut décidé de mettre en œuvre la dernière tranche de travaux : dallage de l’aire du sous-sol, cloisons, installations sanitaires et peintures.

Le temple dresse désormais sa silhouette d’allure provençale, élégante et sobre au tournant de la route de Beaudinard dans un quartier de villas et jardins. Mais la façade vide semble attendre….

 

Histoire de la mosaïque de la façade : 

 

Monsieur le Pasteur Roger CHAPAL de Montpellier suggère alors à son frère, Monsieur le Pasteur André CHAPAL une très heureuse idée : celle de demander au Pasteur Henri LINDEGAARD de Beaucaire, de peindre une gouache d’après laquelle une mosaïque pourrait être exécutée pour décorer cette façade vide.

 

Certains amis de l’Eglise ne voyant pas l’intérêt de la chose et craignant la dépense que cela entraînerait, Monsieur le Pasteur André CHAPAL promet alors, plutôt que de renoncer à cette joie, que cette mosaïque ne coûterait rien à l’Eglise. Et de ce fait, elle fit l’objet de dons « anonymes » mais il était de notoriété publique que c’était un DON familial…des familles CHAPAL…et fut gratuite.

 

Elle fut réalisée par un grand artiste, Monsieur J. FRANCH-CLAPERS, 2 rue Sergent Bobillot à Saint-Rémyde-Provence (BDR), et représente un très important travail. Le coulage a été fait par Monsieur FRANCHCLAPERS assisté de Monsieur le Pasteur LINDEGAARD. Il fallait être deux hommes pour exécuter cette coulée qui eut lieu dès Février 1959.
Ce qui est beau aussi, c’est que, ni le mosaïste, ni le Pasteur LINDEGAARD n’ont voulu être rétribués. Par la suite un cadeau substantiel a été remis à Monsieur FRANCH-CLAPERS au titre de toute la famille CHAPAL, pasteurs, frères et sœurs, pour témoigner la reconnaissance de l’Eglise.
Jusqu’à ce jour, cela avait été tenu secret, mais il est bon que cela se sache.

 

Cette mosaïque est belle incontestablement. Elle est composée de pierres naturelles, non colorées
artificiellement. Seul le vernis rehausse la teinte.
Le mosaïste a recommandé de faire nettoyer, de loin en loin et de recouvrir ensuite d’un vernis la mosaïque.
Le nettoyage devient nécessaire lorsque la mosaïque est sale ou terne.
Elle devait être inaugurée le dimanche des Rameaux de 1959, le 28 mars très exactement.

Il s’agit d’un large hexagone irrégulier qui sera posé sur la façade.

 

A ce sujet le Pasteur Roger CHAPAL a écrit cette description :

 

« L’Agneau en occupe le centre. Cet agneau vigoureux et tendre dont la blancheur surgit d’un cerne d’ombre qui en élargit les dimensions. C’est bien à travers la construction rigoureuse des lignes, la silhouette traditionnelle de l’Agneau Pascal portant, comme la hampe d’un étendard, sa croix étroite, et tournant vers elle sa tête douce.

 

Que contemple-t-il ainsi d’un long regard ? Cette lumière d’aurore qui rayonne des quatre branches de la croix, en un orbe de gloire.

 

Ainsi à travers les siècles, l’Eglise en sa méditation du chapitre V de l’Apocalypse, a vu à la droite du trône de Dieu l’Agneau « comme immolé » c’est-à-dire gardant la vivante mémoire de sa Passion.
C’est dans cet acte éternel de son Amour qu’il est digne de la louange et de celle de toute la création.
On peut s’étonner qu’on n’ait pas songé plus souvent à dresser ainsi au fronton des Eglises cette image simple et parfaite du sacrifice du Christ et de sa royauté. Mais à l’adoration de l’Eglise doit s’unir la louange de toute la création rachetée. Aussi le peintre nous montre-t-il l’Agneau s’avançant d’un pas lent et royal. Il foule en triomphe la terre qu’il vient de transfigurer. Elle s’étend sous ses pas comme les vêtements des disciples au jour des Rameaux. A son passage, le rideau des couleurs froides, qui ombrent la partie droite de la mosaïque se retire. Ce qui est encore caché de la gloire centrale se découvre. Le jour avance vers la pleine lumière.

 

L’intention du peintre et les teintes discrètes qu’il a employées n’ont pas facilité la tâche du mosaïste. Il fallait un artiste aussi sûr que Monsieur J. FRANCH-CLAPERS pour les transposer avec les couleurs naturelles de la pierre, pour animer d’un mouvement secret les grands aplats par la disposition des pierres, comme frémit la lumière à la surface d’une eau calme.

 

Monsieur FRANCH-CLAPERS a été l’artisan fidèle de cette transmutation. L’intime collaboration du pasteur de Beaucaire et de l’artiste de Saint-Rémy-de- Provence vient nous rappeler quelle place nous pouvons faire de la mosaïque dans l’Art du Sacré. »

 

Et Monsieur le Pasteur Roger CHAPAL de conclure :
« Désormais, tous les feux de la lumière méditerranéenne viennent de l’aube au crépuscule faire chanter sur l’humble façade d’une église de banlieue, chacune de ses pierres dont Jésus a dit qu’elles crieraient sa louange si les hommes se taisaient. »

Pasteur Marc DONADILLE

Années 1961-1975: ministères du pasteur Marc DONADILLE et des Aumôniers de la Légion Etrangère

De 1961 à 1964, ce fut le pasteur Marc DONADILLE qui vint assurer avec bonheur la desserte d’AUBAGNE-LACIOTAT. Il le fit avec l’aide de Madame DONADILLE qui fut, elle aussi, particulièrement appréciée dans ses différentes activités qui furent toutes menées à bien.

 

Monsieur le Pasteur Marc DONADILLE devait être appelé à occuper le poste d’Aumônier Général à Paris et emportait avec lui les regrets unanimes des paroissiens qui perdaient en lui un bon administrateur dont le remplacement posait des problèmes.

 

Fort heureusement, l’idée vint d’autoriser le Pasteur Aumônier de la Légion Etrangère à consacrer une partie de ses activités à la desserte du temple d’Aubagne.
Le résultat fut excellent. Les cultes à AUBAGNE et LA CIOTAT furent assurés. Il fit de nombreuses visites, invita les paroissiens à assister au culte dans la chapelle de la Légion.

 

Des légionnaires vinrent prêter leur concours à plusieurs reprises et les paroissiens d’AUBAGNE ne peuvent pas oublier ce qu’ont fait les pionniers de la Légion Etrangère. Ils ont refait le revêtement intérieur des tuiles en isorel qui avait été mal fait. Ils ont fait une nouvelle chaire, une table de communion, un lutrin et beaucoup d’autres choses. Tout cela grâce à l’Aumônier J.P GOETZ et au commandant de la Légion.

 

Souvent, Monsieur le Pasteur CHAPAL a dit que Dieu avait bien de l’humour d’avoir fait terminer« providentiellement » ce temple mal fini par la Légion Etrangère. Effectivement, le Pasteur J.P GOETZ a « fini » la tâche avec ce goût liturgique des Luthériens.

 

Tout le monde a été reconnaissant à Monsieur le Pasteur J.P GOETZ pour le dévouement dont il a fait preuve.

 

L’entretien du temple a été assuré, l’éclairage perfectionné, des réunions organisées. Des fêtes bénéficiaient même du concours bénévole des musiciens de la Légion.

 

Les années se succédèrent ainsi à la grande satisfaction des paroissiens mais on sentait bien que cette situation était aussi anormale.

 

Pendant une période, le Pasteur Aumônier GOETZ très absorbé par son aumônerie à la Légion devait trouver en Monsieur l’Aumônier militaire ROUX, un adjoint destiné à occuper le poste de la desserte d’AUBAGNE-LA CIOTAT.

 

En effet, Monsieur le Pasteur J.P GOETZ devait quitter AUBAGNE pour une paroisse du Bas-Rhin et c’est ainsi que Monsieur le Pasteur ROUX habitant Marseille vint le remplacer. Ce jeune Pasteur, venant des parachutistes, très dynamique, toujours en déplacement, assura les cultes à AUBAGNE et LA CIOTAT et s’avéra un excellent prédicateur

 

Malgré sa bonne volonté, il apparut vite qu’il lui était très difficile d’assurer ce double service et la Légion Etrangère exigeait de lui de plus en plus sa présence sur un vaste territoire si bien que petit à petit il devait céder sa place

Année 1977: rapprochement de la paroisse d'Aubagne avec celle de Marseille-Menpenti

C’est ainsi que le temple d’AUBAGNE devait être rattaché à la Paroisse de Menpenti et LA CIOTAT devait décider de son indépendance au cours d’un vote émis par les paroissiens.

 

Le projet de loger un pasteur à AUBAGNE ayant échoué pour différentes raisons qu’il semble inutile de retracer ici, la paroisse d’AUBAGNE devait assumer ses responsabilités et faire en sorte que cette rupture ne porte pas trop de préjudice à sa trésorerie.

 

Il y a 4 villes qui sont dans le département avec un nombre d’habitants très voisin : SALON 35.600, MARTIGUES 38.000, LA CIOTAT 32.700 et AUBAGNE 33.600 et seulement deux sont dotées d’un pasteur à demeure. Il est donc à prévoir qu’un jour viendra où il faudra se rendre à l’évidence qu’un logement de pasteur à AUBAGNE est une nécessité.

 

Nous savons tous, le dévouement du corps pastoral, toute la peine qu’il se donne, la vie difficile qu’il mène mais nous savons aussi qu’il est possible de vivre heureux dans une communauté de grande banlieue. La démonstration est faite à AUBAGNE puisqu’il y a un pasteur qui regroupe les jeunes, organise des sorties et des camps de vacances. Ce pasteur ne fait pas partie de l’E.R.F mais il dispose quand même d’un local et d’un appartement.

 

On dit souvent l’ESPOIR FAIT VIVRE. UN seul espoir fait vivre, celui que Jésus implante au plus profond de nous-mêmes.

 

NOTRE ESPERANCE EST VIVANTE

 

NOTRE ESPERANCE EST GLORIEUSE

 

NOTRE ESPERANCE EST JOYEUSE

 

NOTRE ESPERANCE EST PATIENTE

 

« Attendez avec une parfaite espérance, la grâce qui doit vous être dispensée lorsque Jésus-Christ paraîtra (PIERRE 1 : 13) »

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